L'alpage, un espace partagé
LE PASTORALISME, KEZAKO ?

Le pastoralisme, c’est un mode d’élevage ancestral, où les troupeaux se nourrissent en pâturant les ressources spontanées offertes par les milieux naturels plutôt que cultivés par l’Homme.

En s’adaptant à ce qu’offre la nature, c’est un mode d’élevage extensif qui permet de nourrir les animaux des troupeaux sur toute l’année au fil des saisons. Mais le pastoralisme, c’est aussi : 

  • Un entretien du paysage : prairies, abords de forêts,
  • Un partage de la nature entre usagers (touristes, résidents, pratiquants, travailleurs…)
  • Une aide pour lutter contre les risques naturels, comme le feu, les avalanches : les animaux, en mangeant, évitent que la végétation ne se développe trop, ce qui pourrait en été donner une végétation facilement inflammable, et en hiver des couches instables pour la neige.
  • Une vraie culture qui se transmet dans le temps.


ET LES CHIENS DE PROTECTION DANS TOUT CA ?
Pourquoi y a-t-il des chiens de protection ?


Depuis toujours dans la vie des hommes, il y avait des chiens de protection... et toujours pour la même raison : protéger et alerter en cas de danger.

Ces dernières années et avec le retour du loup, il est devenu indispensable pour les bergers et éleveurs de travailler avec des chiens de protection, qui protègent le troupeau et alertent les bergers en cas d’attaque de loup...

Pour vous donnez une idée de la prédation du loup sur les troupeaux domestique, rdv sur Map Loup.

Pourquoi je pense que je vais me faire croquer ?

Les chiens de protection naissent et grandissent au milieu des animaux qu’ils auront à défendre. Ils développent avec eux un attachement très fort, ce qui explique qu’ils ne quittent jamais leur troupeau et qu’ils soient extrêmement vigilants face à toute présence étrangère.

Lorsque vous approchez d’un troupeau, le chien vous perçoit d’abord comme une menace potentielle. Il va alors s’interposer entre vous et les animaux et adopter une attitude impressionnante : posture ferme, poils hérissés, aboiements.

Cette réaction peut faire peur, mais il ne s’agit pas d’une attaque. Ce sont des signaux de dissuasion, destinés à vous faire ralentir ou changer de trajectoire. Comme sa vision est moins précise, le chien peut aussi s’approcher pour mieux vous identifier. Il cherche à comprendre vos intentions, pas à vous mordre.

Traverser un alpage demande donc des compétences et des comportements adaptés afin d’éviter la peur et les malentendus avec les chiens.




Et si je ne souhaite pas rencontrer de chien de protection ?


Rendez-vous sur l’application Isère Outdoor, dans « Zones de pastoralisme ». Vous y trouverez le prévisionnel des zones d’alpages en Isère sur lesquelles vous êtes susceptibles de croiser des chiens de protection.

Cet outil vous permettra d’adapter votre itinéraire de façon à éviter le troupeau, ou vous permettra de mieux préparer la rencontre.

Quelles compétences pour aborder un alpage ?

Voici quelques comportements à adopter :

  • DES QUE VOUS APERCEVEZ LE TROUPEAU:

1) Parlez fort, faites vous entendre par le ou les chiens : et oui…. On aurait envie de se faire tout petit pour espérer que le chien ne vous voit pas… mais il finira par vous voir, et vous serez plus proche du troupeau. Ce qui va augmenter son inquiétude et peut entrainer une plus grosse réaction de sa part.

Essayons de comparer… est ce que vous préférez voir les cambrioleurs arriver de loin, ou les trouver directement dans votre salon?

2) Essayez, dans la mesure du possible, de contourner largement le troupeau : plus on se tient à l’écart du troupeau, moins le chien vous perçoit comme une menace.

3) Dès que vous entendez un aboiement, même de loin , marquez un temps d’arrêt : Quand le/ les chiens vous auront perçu, ils auront probablement besoin de se rapprocher pour venir identifier vos intentions. Ils vont courir vers vous les poils hérissés, en aboyant, posture raide, tête haute et poitrine bombée, parfois même ils montreront les crocs.

  • AU CONTACT DU CHIEN

= son OBJECTIF: vous impressionner, et montrer qu'il(s) est/sont prêt(s) à en découdre si vous représentez une menace pour le troupeau.

= votre objectif : adopter un comportement qui va rassurer le chien sur vos intentions !

  • Quand les chiens viennent à votre rencontre, ne fuyez pas. Arrêtez-vous, restez calme et passif. Laissez-leur le temps de vous identifier.
  • Ne soutenez pas le regard du chien: c’est perçu comme un signe de défi. 
  • Vous avez des bâtons ? Gardez-les collés le long du corps : est ce que vous vous sentez en sécurité quand quelqu’un pointe des bâtons vers vous ? 
  • A vélo ? descendez-en et tenez-le entre vous et le chien
  • Sac à dos : si cela vous rassure, vous pouvez mettre votre sac à dos (veste, chapeau) entre vous et le chien. Mais ne cherchez pas à le repousser avec.

Vous pouvez tout à fait parler au(x) chien(s) d'une voix calme. 

D’une façon générale, tout ce qui est menaçant de la part d’un autre Homme envers vous l’est aussi pour le chien : crier, gestes brusques, attitude corporelle générale de défis, lancer des cailloux ou des bâtons…

  • QUAND LE CHIEN SE MET A VOUS IGNORER

Une fois qu’il vous aura reniflé de bas en haut (et c’est impressionnant !), le chien devrait monter des signes d’apaisements : démarche plus souple, détourne le regard, aboiement qui diminue, ignorance en retournant dans son troupeau …

Vous pouvez alors reprendre votre route d’un pas lent, en gardant le chien dans votre champ de vision. L’idéal et de pouvoir prendre une direction qui contourne le troupeau.

Le / les chiens peuvent être amenés à vous suivre jusqu’à ce que vous ayez dépassé le troupeau. Laissez-les vous accompagner en évitant de leur tourner complètement le dos ( les garder dans votre champ de vision).

Il revient de nouveau ?! On recommence les bonnes pratiques !

Selon la situation, il est possible que vous ne puissiez pas contourner le troupeau et que les chiens ne montrent pas suffisamment de signes d’apaisement pour que vous puissiez envisager de traverser le troupeau. Vous ne pouvez pas forcer le passage sans risque! Il est alors conseillé de renoncer et de faire demi-tour pour s’éloigner du troupeau.

Souvent un troupeau pâture en se déplaçant. Une solution peut être d’attendre à l’écart que l’itinéraire soit dégagé pour reprendre son chemin.

ET SI J'AI UN CHIEN DE COMPAGNIE?


Le mieux reste de ne pas aller dans les zones de pastoralisme gardé par des chiens de protection avec un chien de compagnie.

Mais si vous souhaitez tout de même partir en nature avec votre chien, rendez-vous sur Pasto-Késako pour en savoir plus ! 


Pasto-Kézako

OK
Annuler